Lutte contre la tuberculose au Burkina : Des journalistes impliqués Imprimer
Vendredi, 22 Mars 2013 15:54

Mme Judith Kaboré et Dr Isidore MoyengaLe Programme national tuberculose (PNT) a tenu le 21 mars 2013 à Ouagadougou, une journée d’échanges avec des journalistes en vue de leur faire connaître davantage la tuberculose, ainsi que l’organisation de la lutte menée contre elle dans notre pays. Cette séance s’inscrit dans le cadre des activités commémoratives de la Journée mondiale tuberculose sous le thème général « Halte à la tuberculose de mon vivant ».

La Journée mondiale de lutte contre la tuberculose (JMT) est commémorée dans le monde entier chaque 24 mars. C’est en effet le 24 mars 1882 que le Dr Allemand Robert Koch a découvert le microbe responsable de cette maladie responsable chaque année, de nombre de décès dans le monde. Le Burkina Faso commémore régulièrement cette journée depuis 1995. Et cette année, la cérémonie officielle de commémoration aura lieu à Bobo-Dioulasso sous un ton assez particulier, tenant aux slogans retenus à cet effet « zéro décès dû à la tuberculose ; un accès universel aux soins pour la tuberculose ; un traitement rapide de la tuberculose ; un monde libéré de tuberculose ». La fin de cette commémoration interviendra par une course cycliste dénommée « un coup de pédale contre la tuberculose ». Et cette activité est prévue pour se tenir le 30 mars 2013 à Ouagadougou.

La journée mondiale de lutte contre la tuberculose 2013 devra être l’occasion pour chacun de lancer un appel à l’éradication de cette maladie de son vivant. Que nos enfants vivent dans un monde où plus personne ne tomberait malade de la tuberculose, c’est possible. Mais il importe d’envisager cela dès maintenant.

Pourquoi une journée d’échanges avec des journalistes ?

Ces échanges ont permis aux journalistes d’en savoir davantage sur la tuberculose tant dans son mode de transmission et de contagion, ses différentes formes, les mécanismes de prise en charge des personnes infectées. En retour, il est attendu d’eux qu’ils informent, sensibilisent, la population et les décideurs, afin de susciter un engagement plus accru pour la lutte contre la tuberculose. La nécessité d’intensifier la communication sur la tuberculose s’impose aujourd’hui, si l’on veut vraiment travailler à la valorisation du capital humain dans notre pays. En 2012 en effet, 5210 nouveaux cas de tuberculose, toutes formes confondues dont 3583 nouveaux cas pulmonaires contagieuses, ont été dépistés au Burkina. Et parmi ces cas, 14,69% sont malades de la tuberculose et du VIH. A en croire le Coordonnateur du PNT, Dr Y. Isidore Meyenga, cette journée, première du genre, ne sera pas à sa dernière tenue.

Ce qu’il faut savoir sur la tuberculose

La tuberculose constitue encore de nos jours, un véritable problème de santé publique dans le monde. Environ 9 millions de nouveaux cas par an à travers le monde sont dépistés. Elle peut atteindre tous les organes du corps humain ; mais la plupart du temps, ce sont les poumons qui sont les plus touchés. La tuberculose se transmet essentiellement par voie respiratoire. Elle ne se transmet pas par les aliments, la boisson, les rapports sexuels, les transfusions sanguines ou les piqûres des moustiques. Il est également important de savoir que le fait d’être en contact avec une personne atteinte de la tuberculose ne signifie pas que l’on peut être systématiquement contaminé. Et une personne infectée peut vivre environ deux ans avec la tuberculose et contaminer malheureusement 10 à 15 personnes saines. Il a été établi que la tranche d’âge la plus touchée par cette maladie est celle allant de 15 à 49 ans. Et toutes les 10 secondes, une personne meurt de tuberculose dans le monde.

Le premier signe d’alerte de la tuberculose est la toux grasse, productive de crachats durant plus de deux semaines. En plus de la toux, on note l’amaigrissement, le manque d’appétit, la pâleur, la fièvre et les sueurs nocturnes, comme étant des signes caractéristiques de la tuberculose. Un malade tuberculeux dépisté précocement et traité régulièrement (les médicaments devant être pris à jeun) pendant six mois, guérit totalement de sa maladie sans séquelles. Le traitement est disponible partout au Burkina et est totalement gratuit pour le malade, depuis le dépistage. En plus des 85 centres (83 centres de diagnostic et de traitement, un centre régional de lutte antituberculeuse et le centre national antituberculeuse), tous les Centres de santé et de promotion sociale (CSPS) assurent la prise en charge de la tuberculose.

Fulbert Paré

Source: Lefaso.net