Tunisie: Journée mondiale de la santé - Création d'un observatoire national des maladies nouvelles PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 08 Avril 2008 12:18

Une conférence nationale sur les changements climatiques et la santé s'est ouverte, hier, à Tunis, dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de la santé placée cette année sous le thème "La protection de la santé face aux changements climatiques". Selon des statistiques fournies par le bureau de l'OMS en 2002 à Tunis, près 3,3 millions de personnes sont mortes de maladies dues au changement du climat comme le paludisme, la diarrhée et la malnutrition. Les pays en voie de développement sont les plus exposés aux incidences négatives des changements climatiques sur la santé.

Les catégories vulnérables (personnes âgées, malades chroniques et pauvres) seront les plus touchées. Le risque est de connaître également, si rien n'est fait, une augmentation des maladies transmissibles par l'eau et les aliments, ainsi que des infections respiratoires aiguës et des allergies dues aux tempêtes de poussière.

Le quatrième rapport d'évaluation du Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat indique que la Méditerranée orientale est une des régions les plus exposées aux impacts pervers du changement climatique, lequel changement s'est déjà manifesté à travers une modification des régimes de pluies et de tempêtes, l'élévation des températures ambiantes, la modification des zones de plantation et le changement des saisons.

Plusieurs thèmes sont inscrits à l'ordre du jour de cette conférence à laquelle MM. Mondher Zenaïdi, ministre de la Santé publique, Nadhir Hamada, ministre de l'Environnement et du Développement durable, des représentants de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), des chefs de missions diplomatiques accrédités à Tunis, et du représentant de l'agence de coopération technique allemande (GTZ) à Tunis ont notamment participé.

Ces thèmes concernent les «Changements climatiques et impact sur la santé », «Adaptation du secteur de la santé aux changements climatiques en Tunisie », «Systèmes d'échanges et de partage de l'information » et « Gestion des risques liés aux changements climatiques ».

M. Mondher Zenaïdi a relevé que les indicateurs satisfaisants enregistrés en matière de santé (éradication d'épidémies qui continuent à tuer ailleurs, augmentation de l'espérance de vie à une moyenne de 74 ans contre 68,2 seulement en 1984) n'ont pas empêché le pays de se préoccuper de la situation épidémiologique régionale et internationale liée au réchauffement de la planète.

Investir dans l'éducation pour la santé

Le ministre a, dans ce sens, évoqué la mise au point, en partenariat avec le ministère de l'Environnement, d'une stratégie visant à adapter le secteur de la santé aux changements climatiques.

En ce qui concerne les maladies causées par le changement du climat, le ministre a évoqué la création d'un Observatoire national de maladies nouvelles, mettant en évidence le rôle de ce mécanisme dans l'identification et la prévention de ces maladies.

Pour sa part, le directeur de l'OMS pour la Méditerranée orientale, M. Hussein Al Gezairy, a déclaré, dans un message télévisé adressé aux participants que "le changement climatique aura un impact négatif sur notre nourriture, notre approvisionnement en eau et l'air que nous respirons".

Il a appelé à l'impératif d'adopter une gestion efficace de la qualité de l'eau, d'accroître les activités de lutte contre la pollution et de renforcer la capacité du secteur de la santé publique à gérer les nouveaux risques pour la santé et les nouvelles réalités pathologiques.

Il a souligné la nécessité pour les pays d'investir dans l'éducation pour la santé et d'associer individus et communautés à l'édification d'un futur plus sûr pour tous.

Lutter contre toute forme de pollution

M. Nadhir Hamada, ministre de l'Environnement et du Développement durable, a souligné que la Tunisie a adopté des stratégies et des approches de développement visant à contribuer efficacement à l'effort international en matière de lutte contre l'impact des changements climatiques. Ces approches, a-t-il dit, se proposent de lutter contre toute forme de pollution, de mettre en place les mécanismes de développement propre (MDP), de renforcer le couvert végétal et d'optimiser la gestion des déchets.

Il a passé en revue les programmes et stratégies environnementales mis en place en Tunisie en vue de préserver la santé de l'homme et d'améliorer la qualité de la vie. Parmi ces programmes, le ministre a cité ceux liés à la prévention contre la pollution de l'air, la rénovation des anciens pôles industriels polluants et la mise en place de systèmes de gestion des déchets.

M. Hamada a indiqué que la sauvegarde des écosystèmes demeure l'un des axes fondamentaux des stratégies socioéconomiques du pays, en vue de réaliser l'équilibre entre la raréfaction des ressources naturelles, eu égard aux pressions qu'elles subissent, et leur protection dans une optique de développement durable. Le but est d'assurer un meilleur avenir pour les générations actuelles et futures et leur permettre de profiter au mieux de l'ensemble de ces ressources.

Il a souligné que les réalisations accomplies par la Tunisie en matière de lutte contre la désertification, de protection de la biodiversité, de lutte contre les émissions à effet de serre et d'adaptation aux changements climatiques ne doivent pas occulter les défis de la prochaine période. Ces défis, a-t-il ajouté, nécessitent de mobiliser toutes les ressources nécessaires en vue de mettre en place les plans d'action élaborés dans ces domaines prioritaires.

Source: La Presse http://www.lapresse.tn/

 

 

 
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