Vaccin contre le paludisme: l’espoir est permis Imprimer
Mercredi, 20 Février 2008 18:09

Le paludisme tue. Plus que le VIH/Sida. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Tenez, au Burkina Faso, par rapport aux autres pathologies, la malaria, autre nom donné à cette maladie, est chez les enfants de moins de 5 ans la cause de 48,2% des consultation, de 62,7% des hospitalisations et de 60,6% des décès. Selon les statistiques, a indiqué le secrétaire général du ministère de la Santé, le Pr Jean-Gabriel Ouango, 2 312 262 cas de paludisme dont 1 119 133 ont été enregistrés en 2006 au Burkina Faso, dans la tranche d’âge des moins de 5 ans. "Face à ce problème majeur de santé publique, des stratégies efficaces de lutte ont été proposées par l’OMS et ses partenaires pour réduire la mortalité et la morbidité.

Mais leur faible mise en œuvre n’a pas eu d’impact notable sur la transmission de la maladie. C’est pourquoi, dans le but d’augmenter l’éventail des moyens de lutte, des recherches sont menées depuis plusieurs années pour la mise au point d’un vaccin antipaludique. L’espoir suscité est permis après les multiples essais affirmés par les chercheurs sur le plan international", a souligné le SG, représentant le ministre de la Santé, Alain B. Yoda.

Il est ressorti de son discours d’ouverture de la réunion que le Centre Muraz de Bobo-Dioulasso, à l’instar d’autres centres de recherche dans le monde, collabore avec l’Initiative mondiale contre le palu (MVI) dans les expériences cliniques. Un autre vaccin de l’Institut Pasteur (le MSP3) de France est en train d’être tenté par le Centre national de recherche et de formation sur le paludisme (CNRFP) depuis octobre 2003 à Balonghin, dans le district sanitaire de Saponé.

La rencontre de Ouagadougou a pour objectifs d’informer les participants de l’état d’avancement de la recherche sur le vaccin, d’examiner la proposition d’introduction du futur vaccin, de déterminer les données existant au niveau national et de définir un calendrier d’obtention des données manquantes et de mise en place des processus correspondants.

S’agissant du cadre décisionnel générique, le Pr Jean-Gabriel Ouango a annoncé qu’il a déjà été validé dans six pays africains, le Gabon, le Ghana, le Kenya, le Mali, le Mozambique et la Tanzanie. Le résultat de ces 6 consultations a fait l’objet d’une proposition de cadre décisionnel régional, qui prend en compte les données et les processus requis par les pays pour guider la décision d’utiliser un vaccin antipaludique. C’est ce cadre qui sera soumis aux participants à la réunion de Ouaga.

Adama Ouédraogo Damiss

Copyright© L'observateur